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France

Jeudi 16 mars 2006

Dans “France in Crisis” [1] , l’universitaire canadien Thimothy B. Smith justifie la culture française de protestation de rue par la faiblesse de son parlement: Une fois l’amendement  établissant le CPE proposé par le gouvernement; ce court-circuitant son examen par le conseil d’État à la différence du reste de la loi; le texte fut adopté via la procédure du 49-3, fournissant une sinistre caricature du constat de Timothy.  L’absence de débat présidant à l’élaboration d’une loi dans l’enceinte des institutions oblige à déplacer ce dernier dans la rue. Ne serait ce que pour revendiquer l’exercice de la démocratie, il faut en tenir gré les manifestants. Certains affirment que la précarité induite par le CPE est finalement ce que vivent tout les jours les jeunes des dynamiques pays anglo-saxons. Il y a la une contre-vérité au moins en ce qui concerne le Canada. Ce pays est doté d’une chartre des droits de la personne empêchant toute discrimination selon l’age, qui rendrait très improbable la constitutionnalité d’un CPE s’appliquant seulement au moins de 26 ans.

Cette arbitraire discrimination pourrait difficilement être jugée positive, puisque les couches favorisées pourront toujours bénéficier d’un contrat plus protecteur, garanti par la loi, le CDI, dont la révision, devient de fait moins pressante ; ce aggravant la « fracture sociale » entre exclus et privilégiés. La vérité est que dans les pays anglo-saxons comme le Canada, le code du travail n’est pas discriminatif. Quelque soit son age, diplôme et attractivité sur le marché du travail, chacun bénéficie du même code du travail qui est effectivement très souple mais qui avec l’ancienneté du salarié ajoute des droits et garanties (temps de préavis de licenciement et cause possible…etc.…) ce qui a pour mérite de ne pas dessiner de frontière entre exclus et privilégiés du marché du travail. Le CPE est un contrat de travail de seconde classe, masquant mal la couardise à remettre en cause les avantages du CDI, afin d’en démocratiser son accès. Son problème n’est donc pas une question de fond (assouplissement nécessaire du code du travail), mais de forme (discrimination arbitraire) sans parler de sa méthode d'élaboration (autoritaire).

 



[1] Disponible en français sous le titre « La France injuste : 1975-2006 : pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus »,  Thimothy B. Smith, ISBN : 2746707861

 



Par Enguerrand
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Mercredi 5 avril 2006
Dans l’article « Karim Jivraj, un rêve de Sorbonne »[1], Alain Abellard du Monde, s’extasiait appréciait l'éloquence du Canadien Karim qui en pleine assemblée générale confuse et propice au manichéisme, non seulement, arrivait à faire entendre son message sur les bienfaits de la libéralisation  selon-lui, mais plus encore était récompensé par des applaudissements. Dans un des hauts lieux de la contestation du CPE et dans une France « libéralisation » est un gros mot, l’exercice mérite effectivement d’être salué !

La maîtrise rhétorique de Karim est elle à porter au seul crédit de l’étudiant dont on ne doute pas qu’il soit par ailleurs brillant ?


Non cela n’est pas, Karim a pratiqué l’art de débattre dans sa scolarité ontarienne, ce qui lui a valu déjà quelques honneurs en son pays, art qu’il a ensuite pu perfectionner en se confrontant aux plus prometteurs débatteurs de sa génération lors de rencontres internationales
[2].

L’exercice p
édagogique est à comparer aux pratiques éducatives françaises, dénoncées par "sos éduction" [3]  et rapportées par le Figaro[4] comme mises en œuvre à Grasse, où à l’art de la rhétorique, on préfère sensibiliser notre jeunesse à l’art de la revendication ! L’exercice consiste donc à éveiller les enfants sur la confection de slogans et de banderoles. Celui-ci est couronné par l’incontournable manifestation  suivie par les progéniteurs attendris! On a l’éveil citoyen que l’on peut  et cela est prometteur pour l'avenir!

A autres pays, autres mœurs !

Article post édité le 30 Avril 2006 suite au commentaire d'Alain Abellard  

[1] Alain Abellard , « Karim Jivraj un rêve de Sorbonne », Le Monde,  24 Mars 2006,

 

[4] Ivan Rioufol, “Effets d’une politique du Mensonge, le Figaro, 31 mars 2006, http://www.lefigaro.fr/debats/20060331.FIG000000220_effets_d_une_politique_du_mensonge.html

Par Enguerrand
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Vendredi 7 avril 2006

Cette question existentielle chagrine toujours à très haut point la France en constante introspection sur elle-même. Le monde dont la pensée nous interesse est évidemment réduit aux USA.

Lors des évènements de Novembre 2005, les médias étrangers, notamment américains, avaient été stigmatisés pour rapporter une vision fort déformée de la réalité : La France était au bord de la guerre civile ! Les journalistes et autres commentateurs de l’actualité vu du VIIIième arrondissement étaient en total désaccord : On n’apercevait pas de voitures en flamme des terrasses de l’avenue Montaigne, et de fait les médias étrangers ont été largement discrédités comme exagérant la situation par sensationnalisme. Ceci étant ce ne sont pas les médias américains qui ont ressuscité des mesures de guerres et instauré l’État d’Urgence en France.

 
Il semble que ces même médias soient retourné en grâce auprès de nos informateurs du landerneau médiatique français. Et de fait on rapporte les analyses de ces mêmes médias devenus  soudainement avisées sur le CPE [1], notamment celle décrivant la jeunesse française comme poltronne et conservatrice n’ayant d’autre horizon indépassable que de devenir un paisible fonctionnaire au service de lui-même dans un état maternant. Manière de dire, regarde "jeune", de quoi tu as l’air ?

Si les analyses sont souvent virulentes, elles font en général abstraction des conditions d’adoption du texte mais elles recèlent parfois des subtilités qui auront échappées aux médias français et de fait à leurs lecteurs. Ainsi si l’éditorial du Los Angeles Times [2] est fort critique, il trouve néanmoins une circonstance atténuante de taille « Les étudiants ont raison sur un point : le [CPE] est discriminatoire, créant une seconde classe de jeune travailleurs moins protégés que leur aînées ». L'analyse de Matthew Lynn pour  Bloomberg [3] faisant un parallèle concernant des récentes OPA sur des entreprises françaises, établit sereinement qu’ont ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre et que soit les élites politiques  et industrielles Françaises croient au changement, soit pas. Mr De Villepin et les industriels français ont montré qu’il n’était pas près à accepter le verdict des marchés, aussi pourquoi les citoyens français le devrait ? Pendant que le Wall Street Journal plus informé sur la situation politique intérieure française  constatait que  « Les Chambres et les élections sont faites pour que les questions complexes soient discutées calmement. Mais la loi n'est passée qu'après très peu de discussions au Parlement, et grâce à une procédure spéciale. Elle est l'idée de Dominique de Villepin, un dirigeant non élu et dauphin du président impopulaire Jacques Chirac. De plus, l'Assemblée nationale est notoirement indifférente aux soucis des électeurs. ». Mais sans doute l’opinion la mieux informée est celle commise par Timothy Smith [4] dans le quotidien canadien the Globe and Mail [5], reprenant par ailleurs a son compte l’unique critique formulé par le LA Times et déjà établi dans mon précédent billet sur le CPE [6]. Ainsi va le monde : il dépend d’où on le regarde.



[1]  “Revue de presse étrangère : « le déclin de la France», le Figaro, 20 mars 2006,  http://www.lefigaro.fr/france/20060320.WWW000000421__une_revolution_plus_conservatrice_que_creatrice_selon_la_presse_etrangere.html.
"La France a peur", Le Monde,  24 mars 2006.

  “La France marche à reculons”, Le Monde, 28 mars 2006.

 

[2] “The riot of Spring”,Latimes, 21 Mars 2006,  http://www.latimes.com/news/opinion/editorials/la-ed-france21mar21,0,306172.story?coll=la-news-comment-editorials

[3] Matthew Lynn, “’s De Villepin – Right Moves, Wrong Man”, Bloomberg, 21 Mars 2006, http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=10000039&refer=columnist_lynn&sid=aeNFQO6jNnAs

[4] Aussi l’auteur du très instructif: « La France injuste : 1975-2006 : pourquoi le modèle social français ne fonctionne plus »,  Thimothy B. Smith, ISBN : 2746707861

Par Enguerrand
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Dimanche 16 avril 2006
Le député Jean Lassalle a entamé une grève de la  faim par crainte d’une possible « délocalisation » intra départementale [1] de 150 emplois, et loin de questionner le sens de la démarche du député, on respecte son engagement physique ultime dans un combat « politique » [2] et on s’extasie sur le succès du « héros » [3]. A-t-on la le Mahatma Gandhi du Béarn ?

D’autres, la plupart anonymes, se sont sacrifiés à tort ou à raison pour un idéal plus ou moins prosaïque. La grève de la faim du député Jean Lassalle avait un objectif beaucoup plus pratique: le maintien de 150 emplois dans sa circonscription, autrement menacés d’être délocalisés dans la circonscription voisine de Lacq !


Aussi douloureuse que puisse être la perte d’emplois et aussi faible soient les leviers pour les sauvegarder, la grève de la faim, de surcroît par un député, est elle une réponse proportionnée ? Si oui, la sordide échelle du sacrifice  viendrait elle alors à justifier plus ample sacrifice lorsque la reconnaissance même d’un peuple à exister comme nation est en jeu ?


Engager sa vie, là où il n’y a pas de vie à sauver, en vaut il le coup? Il y a certes la vie de la Vallée d’Aspe à sauver. Le tunnel routier du Somport, percé au coût de 1.4milliards de francs (1998) et financé par l’État, ne promettait il pas d’apporter prospérité économique en ce sens comme promis par ses inlassables thuriféraires emmenés par un certain Jean Lassalle? faut-il maintenant aussi maintenir sous perfusions directes des sites industriels privés
[4]?

Au-delà de la vallée d’Aspe, elles sont nombreuses ces régions rurales, vallées enclavées ou îles qui se meurent de la désertification économique. Le combat de Jean Lassalle vise t’il à apporter une réponse globale et alternative à une logique de l’aménagement du territoire qui est celle du marché, ou réclame t’il juste un passe-droit pour « sa » circonscription ?

Dans le premier cas, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’est manifestement trompé de parti, dans le second cas, on ne peut s’empêcher de penser qu’il abuse de sa fonction politique ?

Est-ce là le  rôle d’un député d’user de l’Assemblée Nationale pour porter des revendications locales aussi légitime soient-elles ? Le député n’est il pas là comme représentant de la Nation dans son ensemble pour légiférer pour l’intérêt général de cette Nation ?

En quoi une relocalisation des activités de Toyal-Europe d’Accous à Lacq
[1] affecte l’intérêt général?  Au contraire, l’entrave arbitraire faite aux investissements d’une entreprise, ce sous l’action extrême d’un député, ne nuit elle pas à la capacité de la France d’attirer des nouveaux investisseurs;  ce qui à terme affectera aussi la vitalité de la vallée d'Aspe?

Qui aura vraiment gagné dans cette nouvelle façon de faire de la politique ? 

 

 

[1] Nous parlons d’une délocalisation d’Accous à Lacq, communes toutes deux situées dans les Pyrénées Atlantiques et distante d’un effrayant 59km que le guide http://www.viamichelin.fr estime parcourable en 1h07.

 

 

[2] Voir notamment, Joseph Rossignol, « Jean Lassalle, respect ! », le Monde, 14 Avril 2006

 

 

[3] Déclaration de François Bayrou

[4] Voir notamment la lettre de Mr Sarkozy à Mr Imazu sur http://www.toyal-europe.com/fr/information.php# où l’État s’engage à prendre en charge le surcoût de l’implantation à Accous, non seulement par rapport à Lacq, mais aussi par rapport à n’importe quelle implémentation étrangère !

 

 

 

 

 

 

Par Enguerrand
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Vendredi 28 avril 2006

Dans un récent article [1] recommandé par Jean Lassalle lui-même [2], il est dit que ce dernier eut été ulcéré à l’annonce de l’autorisation de convoyer des produits dangereux sur la RN134 desservant la vallée d’Aspe, une conséquence logique et attendue de l’ouverture du tunnel routier du Somport, appuyé par le député ; conséquence pointée par les opposants à l’ouverture de ce tunnel. L’ « ulcère» était prononcé le  1er mars 2006. Une semaine plus tard l’impétrant allait démarrer une grève de la faim [3] afin d’obtenir que sa vallée accueille des activités chimiques, dont la dangerosité suppose un classement en zone Seveso de ladite vallée et évidemment suppose la circulation de matières dangereuses en son cœur. La n’est pas la moindre des contradictions du député.

Il semble que ce député, ne soit pas favorable à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées [9]. Cela est une position en soit légitime, mais elle le devient moins, si dans le même temps il quémande, via un organisme ad hoc [4], les généreux subsides de l’État supposés favoriser cette réintroduction [10], pour en disposer finalement autrement.


Cette réintroduction d’ours, donne donc lieu à de sérieuses controverses et des déclarations étranges [5]. Il est effectivement probable que le maintien de grands prédateurs soit peu compatible avec certaines orientations tel  la transformation de vallées en couloirs de la chimie [6] mais la dimension des  enjeux dépassent certainement l’échelle cantonale,  au moins parce qu’en ces régions, l’Espagne est aussi concernée. On pourrait en dire de même pour la protection des frayères à saumons dans les gaves du Béarn, où réciproquement les riverains de l’Adour ne peuvent disposer comme ils l’entendent des eaux de cette rivière affectant la pérennité du saumon dans les  torrents béarnais.

Bien sur, les « Parisiens » n’ont pas à vivre quotidiennement avec l’ours, mais la préservation de la diversité faunique en Europe est une question qui dépasse l’horizon du clocher paroissial, tout comme la préservation du patrimoine architectural est une question qui dépasse la ville de Paris,  la préservation des Pandas, qui sont à l’occasion menaçant, les seuls intérêts à court terme des éleveurs du Quinling (Sichuan, Chine), la préservation des baleines, les intérêts des pécheurs japonais...Si d’autres considèrent ces décisions extra paroissiale comme  « la volonté du roi » [5], on appellera cela l’«intérêt général» lorsqu’elles sont prise de façon démocratique [7]…et on conviendra que cet «intérêt général» nous expose  souvent à plus grand préjudice qu’un voisinage imposé d’ours [8]. On notera aussi que l’Intérêt général en la vallée d’Aspe, se traduit par un flux d’argent en faveur de la vallée. Peut on moralement réclamer et user de subsides tout en dénonçant l’ « ingérence » de la collectivité donatrice ?

Ceci étant posé, il convient de s’interroger sur le type de relation avec la faune que l’on veut et si la pérennité de celle-ci répond effectivement à une question d’intérêt général, ce en gardant à l’esprit qu’on ne peut imposer aux autres ce que l’on n’accepte pas chez soi. L’ours n’est pas un animal en voie d’extinction, soit, mais est ce une raison suffisante pour s’accommoder de sa disparition dans les Pyrénées. La présence de l’ours est incompatible avec certaines activités humaines, soit, mais lesquels ? Et en ce cas, qui doit céder ? Le pastoralisme est il incompatible avec la présence de l’ours ? … Ou n’est ce pas plutôt le pastoralisme tel que couramment pratiqué, avec son long héritage de relation conflictuel avec le prédateur, qui est en cause ? si oui, continuer à la pratiquer dans le même esprit est-il possible ? La compensation des pertes de bêtes comme dommage collatéral est  elle une solution ? Les bergers semblent négatif sur la dernière question et c’est fort compréhensible : leur travail n’est pas a priori de fournir pitance aux ours et autres loups… Alors quelles sont les alternatives ?  …Il y a beaucoup à apprendre de ce qui se fait à l’étranger,… nous y reviendrons dans un prochain billet.



[1] Bernard Bonnin , « Jean Lassalle (UDF), La voix de la vallée d’Aspe », Objectif Aquitaine, 19 Avril 2006. (http://www.objectif-aquitaine.com/parlerdeux.asp?sX_Menu_selectedID=left_3F2BED7F&id=20&c=2)

[3] Au jour du 26 Avril, Jean Lassalle était toujours en convalescence à l’hôpital, et donc pris en charge par la sécurité sociale bien que son état de santé soit une conséquence d’un acte choisi.

[4] Institut Patrimonial du Haut Béarn présidé par Jean Lassalle, qui aurait reçu 3 millions d’euros de l’Etat. (voir le site satirique www.iphb.org) et surtout :
Laurent Mermet, « L’Institution Patrimoniale du Haut Béarn, Gestion intégrée de l'environnement, ou réaction anti-environnementale ?  », Annales des Mines, Janvier 2001 (http://www.rgte.centre-cired.fr/rgte/IMG/pdf/RE_21_-_09-21.pdf)

[5] Voir notamment : Gilbert Laval, « La sortie de L’ourse fait crier au loup », Libération, 27 Avril 2006  http://www.liberation.fr/page.php?Article=377913

[6] La revendication de la grève de la fin de Jean Lassalle étant de voir l’Etat offrir à Toyal-Europe un environnement similaire à celui de Lacq ou autre pôle de chimie industriel lourd et de contraindre l’industriel japonaise à se développer en sa circonscription.

[7] L’intérêt général est en principe ce qui anime l’action de l’assemblée nationale qui n’est pas supposé être une tribune d’ amalgame d’intérêt particuliers prébendiers des subsides publics.

[8] Sans sous-estimer  la dangerosité du prédateur, il reste à démontrer que c’est un « tueur né» comme annoncé par Alain Lompech, dans son article "L'ours, l'agneau, le loup et l'homme”, Le Monde, 13 Avril 2006.

[9] Xavier Sota, "Ni vainqeurs, ni vaincus: interview de Jean Lassalle", Sud-Ouest, 16 Avril 2006.

[10] Xavier Sota, "Au Menu de Jean Lassalle", Sud-Ouest, 27 Avril 2006. (lien sur Le blog de David Castéra, à Oloron Sainte Marie en Béarn)

Par Enguerrand
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